Date de naissance : 26 novembre 1987
Âge : 22
Taille : 5'11
Poids : 170 lbs
Ville natale : Cap-Rouge, Québec, Canada
Ville de résidence : Montréal, Québec, Canada
Études : Génie mécanique, École Polytechnique de Montréal
Équipe 2009: Kelly Benefit Strategies Pro Cycling
Entraîneur : Pierre Hutsebaut
Contact : david_veilleux@hotmail.com
Étant
jeune, j'ai toujours été très actif. J'ai pratiqué beaucoup
de sports au niveau compétitif tels le soccer, le baseball, le
judo, le basket-ball et le ski alpin. De plus, j'ai pratiqué notre
sport national, le hockey, de Magh à Pee-Wee. J'avais aussi un
grand intérêt pour le moto-cross mais je n'ai jamais eu l'accord
de mes parents pour pratiquer ce sport extrême. Je me suis donc
tourné vers le vélo de montagne puisqu'à mes yeux,
c'est ce qui se rapprochait le plus de ma super moto. J'ai alors passé beaucoup
de temps à me promener dans le quartier à la recherche de
sentiers et de sauts. Je pensais à faire des compétitions,
mais je n'étais pas au courant qu'un circuit structuré existait
dans la région. Le déclic se fit quand un petit magasin
de sports, appelé Junior Sport, ouvrit ses portes près de
chez moi. Son propriétaire a tout de suite mis en place un petit
club de vélo de montagne qui a su m'initier à l'entraînement
et à la course.
Ici
commence donc ma carrière de cycliste. J'ai débuté Pee-Wee
en 1999, à l'âge de 11 ans. En cyclisme, la catégorie
est déterminée par l'âge au 31 décembre, alors
j'ai toujours été un an plus jeune que les autres coureurs
de ma catégorie. Maintenant, ce n'est plus vraiment un facteur,
mais au début de l'adolescence, surtout chez un garçon,
il y a une grosse différence au niveau physiologique d'une année à l'autre.
La 4e position que j'ai obtenue à ma première course m'a
fait réaliser que j'avais un certain potentiel pour le vélo.
Cette année là, j'ai donc continué à sillonner
la région pour participer aux courses régionales. L'année
suivante, j'ai participé à quelques courses provinciales,
mais c'est dans la catégorie Cadet que j'ai commencé à faire
tout le circuit provincial.
Un autre point tournant de ma carrière fut la découverte d'un nouveau programme Sport-Études cyclisme à la Polyvalente de Lévis. Sans hésiter, j'ai appliqué au programme. Par contre, cela posait un sérieux problème au niveau logistique puisque habitant à Cap-Rouge, il fallait que je trouve un moyen de me rendre jusqu'à Lévis tous les jours. Mes parents et moi avons alors trouvé que le traversier offrait la meilleure solution. Malgré ces quelques complications et tous les coûts engendrés, mes parents ont toujours su me soutenir et je leur en suis très reconnaissant.
C'est donc à l'âge de 14 ans que j'ai joint le Sport-Études et que j'ai connu mon premier entraîneur, Francis Paradis. Le programme était accessible pour toutes les disciplines (route, montagne, piste) mais Francis avait beaucoup plus de connaissance et d'expérience sur la route qu'en montagne. Par contre, à ce moment, je ne m'intéressais pas vraiment au vélo de route. Francis nous faisait souvent visionner de célèbres courses sur route et nous faisait part de diverses anecdotes. Après un hiver passé en sa compagnie, j'ai commencé à découvrir et à avoir un certain intérêt pour un sport que je sous-estimais à l'époque.
L'été suivant, à ma
deuxième année Cadet, j'ai décidé d'essayer
le vélo de route à travers ma saison de vélo de montagne.
Ma première course fut une course régionale dans le parc
industriel de St-Augustin. Je suis parti en flèche, j'ai tiré tout
le peloton pendant la première moitié de la course, j'ai
attaqué de façon inutile et j'ai terminé presque
dernier, complètement vidé. Malgré tout, j'ai adoré mon
expérience. À partir de ce moment, j'en voulais davantage.
J'ai terminé ma saison de vélo de montagne, mais je me suis
acheté un vélo de route abordable pour me permettre de courir
dans la région. Cette même année, j'ai eu la chance
de participer aux Jeux du Québec dans les deux disciplines. Par
contre, mon intérêt pour le vélo de montagne diminuait.
J'étais de plus en plus attiré par le challenge que pouvait
m'offrir le vélo de route et j'avais le sentiment que cette discipline
me conviendrait davantage.
L'hiver suivant, j'ai décidé de consacrer tout mon temps à la course sur route. Mon père m'a acheté un nouveau vélo de route Louis Garneau plus performant et j'ai joint les rangs de la nouvelle équipe Élicycle Sport-Experts avec Jean-Yves Labonté comme directeur sportif. Mon association avec ce personnage, disons flamboyant, ainsi qu'avec Louis Garneau personnellement, fut des plus bénéfique. À travers toutes ses histoires rocambolesques, Jean-Yves a su me transmettre sa passion du vélo et m'a apprit à courir et à lire la course.
Ma
première saison s'est bien déroulée et j'ai connu
la victoire dès la deuxième course de l'année. Je
me rappellerai toujours de cette première médaille d'or à Bellefeuille.
Cette année là, j'ai aussi participé aux Championnats
Canadiens et au fameux Tour de l'Abitibi pour la première fois.
Je n'y ai pas obtenu de bons résultats mais ce furent de très
bonnes expériences pour moi.
L'année
suivante, j'étais mieux entraîné et je voulais garnir
mon palmarès d'un titre national. J'obtins de meilleurs résultats
aux Canadiens, mais ce n'était pas à la hauteur de mes attentes.
Un peu plus tard, j'ai participé au Tour de l'Abitibi avec l'équipe
nationale et j'ai remporté le classement général
du Tour. Cette course m'a appris à courir une course à étapes
et à gérer la pression venant des médias. Cette année
là, j'ai également participé à mes premiers
Championnats du Monde Junior en Autriche. En fin de saison, mon entraînement
assidu et ma persévérance furent récompensés
car je remportai le Championnats Québécois sur route et
au contre-la-montre.
C'est à l'aube
de la saison suivante que j'ai décidé de changer d'entraîneur
et de poursuivre avec Pierre Hutsebaut. À ma première saison
chez les Séniors, je n'avais pas beaucoup d'attentes face aux résultats.
De la catégorie Junior à Sénior, il y a une très
grande différence au niveau de la longueur et de la difficulté des
parcours. Comme Éric Van Den Eynde m'a dit un jour : « Tu
sais David, on est Cadet, on est Junior, mais on devient Sénior. » Je
pensais donc que j'aurais plus de difficulté chez les Seniors et
je me laissais au moins un an avant d'avoir des objectifs de performance.
Par contre, à ma grande surprise, j'ai très bien fait la
transition entre les deux catégories en remportant les Championnats
Canadiens au contre-la-montre et à la route Espoir. Pour couronner
ma belle saison, je me suis de nouveau qualifié pour participer
aux Championnats du Monde.
En
2007, j'ai fait le saut chez les professionnels avec l'équipe Jittery
Joe's. Quand je regarde les objectifs que je m'étais fixé au
début de l'année 2006, ce saut chez les professionnels était
bien au dessus de mes attentes. En fait, j'ai signé ce contrat
avec Jittery Joe's plus rapidement que prévu puisqu'il m'offrait
une structure bien établie et un calendrier très complet.
Pour l'instant, je compte faire encore quelques années sur le circuit américain. Le niveau de compétition est élevé et le sport est en santé. De plus, le circuit américain est proche de la maison et sans trop de décalage horaire. Je tiens aussi à continuer mon DEC en Sciences de la Nature pour éventuellement devenir ingénieur. Je trouve très important de poursuivre mes études même s'il s'avère parfois difficile de combiner école et sport. Évidemment, l'Europe reste un incontournable en cyclisme et si je vois que j'ai le potentiel pour y courir, je tenterai fort probablement ma chance. Pour l'instant, je dois continuer à me développer tant au niveau athlétique que personnel à travers les nombreuses courses et heures d'entraînements que requiert la pratique du cyclisme.